
L’intervention de Mme Siham Machmouma a captivé son auditoire en explorant l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans le domaine fiscal, à travers une étude comparative entre les administrations marocaines et françaises. Elle a démontré que la Direction Générale des Impôts (DGI) du Maroc avance à grands pas dans sa transformation digitale, avec des outils comme le Système Intégré de Taxation (SIT) et le programme SIMPL, visant à améliorer la communication avec les contribuables tout en simplifiant les démarches fiscales. L’IA, incarnée notamment par un chatbot performant, a permis de gérer plus de 18 millions d’opérations dématérialisées en 2021, un bond significatif de 32 % par rapport à l’année précédente. Elle s’est aussi avérée une arme redoutable contre la fraude fiscale, grâce à des bases de données intelligentes détectant les irrégularités et facilitant les partenariats inter-administratifs.
En parallèle, la France se distingue par ses investissements massifs en IA, illustrés par le logiciel « Galaxie » et des outils de contrôle fiscal à distance sophistiqués. Ces systèmes, capables d’exploiter des données personnelles et sociales, placent l’État français à l’avant-garde de la lutte contre une fraude fiscale estimée à 80 milliards d’euros par an. Mme Machmouma a conclu en plaidant pour une adoption élargie de l’IA au Maroc, tout en soulignant les défis liés aux compétences, aux financements et au cadre.
